Association "Pour Guillaume"
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Samedi 9 Juin 2012
Journée des Associations à l'IPC

Les dons versés à l'Institut Paoli-Calmettes aident l'unité de thérapie de transplantation et de thérapie cellulaire créée en 2007.
Depuis près de 30 ans, l'IPC est en pointe dans le traitement des néoplasies hématologiques et plus largement des maladies cancéreuses qu'est la greffe allogénique. L'activité, soutenue, d'immunothérapie de l'Institut l'a placé au premier rand sur le plan international et, aujourd'hui, l'unité de greffe de l'IPC est le plus grand centre de greffe adultes en France et en Europe avec 100 à 150 greffes par an.
La création, au milieu des années 2000, d'une nouvelle unité de Transplantation et de Thérapie cellulaire au sein de l'IPC a permis d'augmenter et d'améliorer encore la prise en charge des patients, et aujourd'hui, la greffe a fait ses preuves contre d'autres formes de cancers, y compris dans le traitement de certaines tumeurs solides.

Institut Paoli-Calmettes
u2T
    unité de Transplantation et de Thérapie cellulaire.
Le professeur Didier Blaise, responsable de cette unité, explique le principe de la greffe et les avancées considérables accomplies ces deux dernières décennies.

Comment fonctionne la greffe, quel est le principe de cette thérapie ?
Le principe thérapeutique de la greffe est d’éliminer les cellules cancéreuses en apportant un nouveau système immunitaire grâce au greffon, donc à la moelle, prélevé chez un donneur compatible. En clair, on combat la maladie en « remplaçant » le système immunitaire de la personne atteinte par certaines formes de cancer par le système immunitaire de quelqu’un d’autre.
C’est ce que l’on appelle l’allogreffe, ou la greffe allogénique : on prélève de la moelle osseuse chez un donneur pour l’implanter chez le patient malade, car la moelle osseuse est l’endroit où se loge le système immunitaire.
C’est donc un principe de soin différent des radiothérapies, qui essaient de tuer les cellules cancéreuses, de les détruire avec les rayons ou les médicaments.

On voit la greffe comme la thérapie de la dernière chance …
C’est une perception qui est due au fait que la greffe a longtemps constitué une thérapie élitiste, réservé à des formes particulièrement sévères de la pathologie, comme les leucémies aiguës. Pour ces malades atteints de leucémies aiguës, le sursis était de 7 jours ! Donc en effet, la greffe était le seul geste capable d’éventuellement les sauver…
La greffe était aussi réservée à des personnes de moins de 50 ans, car la toxicité et le risque étaient trop élevés chez les malades plus âgés. Or le risque de leucémie atteint son pic après 60 ans…

 

L’autre problème que l’on rencontrait alors était le faible pourcentage de donneurs compatibles pour une greffe : nous étions limités à des donneurs qui pouvaient avoir hérité du même patrimoine génétique, concernant les groupes de transplantation : il ne pouvait s’agir que des frères et sœurs issus des mêmes parents. Et, au vu des compositions des familles françaises, la chance de trouver un donneur compatible se situait entre 25% et 28%.

La greffe était donc une thérapie très limitée, avec de forts risques d’échecs ?
En effet,  lorsque nous avons commencé à mettre en œuvre des traitements, le risque de complications engageant le pronostic vital dépassait 30% ! Tout le travail de ces vingt à trente dernières années a consisté à lutter contre les facteurs d’échec, qui étaient pour l’essentiel de deux types : le rejet par l’organisme greffé, e la moelle reçue – c’est l’aspect le mieux connu, dans le public, des risques des greffes. *Mais ce qi est moins connu et pourtant très important c’est a réaction exactement inverse, c’est-à-dire la réaction du greffon, c’est-à-dire la moelle greffée, contre l’hôte, donc le patient qui le reçoit. On assiste à deux types de réaction, l’une bénéfique et l’autre toxique. La réaction bénéfique est celle où le greffon reconnaît la maladie et l’attaque ; dans ce cas, c’est exactement ce que l’on cherche à atteindre, le système immunitaire qu’apporte le greffon joue parfaitement son rôle. L’autre réaction, elle, dangereuse, est celle où le greffon, reconnaît comme étrangers les organes du patient. En clair, le greffon essaie de rejeter les organes du receveur : peau, foie, tube digestif, et… Cette réaction est communément appelé GVH pour Greffon Versus Hôte.

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